partager l'article

Les frais des assureurs

Les assureurs gèrent deux grands types de contrats et les frais qu'ils perçoivent varient en fonction de l'activité exercée.

 

S'agissant des contrats d'assurance, les frais peuvent être de deux types :

 

  • Les frais directs ou frais de dossier, payés à la mise en place du contrat (généralement prélevés avec la première échéance du contrat). Ils ont pour vocation de rémunérer l'intermédiaire (le courtier en assurance) ainsi que parfois l'assureur directement.
  • Les primes. Il ne s'agit pas de frais à proprement parler, puisque les primes constituent le capital servant à couvrir les sinistres futurs. Mais au sein de ces primes que l'assuré paye tous les mois, une partie sert également à rémunérer l'assureur et le courtier. Cette rémunération est par essence moins transparente que les frais de dossier.

 

Pour ce qui est des placements, effectués au travers d'un contrat d'assurance vie ou d'un PER, les frais sont également de deux types, assez proches des frais mentionnés ci-dessus, mais avec une dénomination différente :

 

  • Les droits d'entrée, prélevés sur les versements effectués sur le contrat. Ils ne peuvent dépasser 5% des sommes versées (et peuvent être de 0%). Ils ont pour vocation, en grande partie, de rémunérer l'intermédiaire indirect, c'est-à-dire le courtier en assurance. Certains assureurs appliquent néanmoins des frais d'entrée incompressibles (généralement moins de 1%) correspondant à leur rémunération directe.
  • Les frais de gestion annuels du contrat, prélevés sur les encours gérés. Les supports de ce type de contrats peuvent être des fonds euros (garantis en capital) ou des unités de compte, et ils n'auront pas les mêmes types de frais. Les fonds euros sont généralement moins chargés en frais (logiquement, ils génèrent également un rendement potentiel moindre), tandis que les unités de compte le sont un peu plus. Cela peut entraîner un biais dans les allocations de portefeuille proposées, si le courtier en assurance ou l'assureur directement est un conseiller en investissement financier (CIF) et peut proposer un mandat de gestion du portefeuille. Ces frais sont compris entre 0,5% et 1% des encours, et s'ajoutent, dans le cas des unités de compte gérées par des sociétés de gestion de portefeuille, aux frais qu'elles perçoivent pour la gestion du placement. Pour rendre ces frais encore moins transparents, ils ne sont pas payés directement, mais viennent en réduction du nombre de parts de fonds détenues. Leur impact sur la performance est donc réel, mais on ne perçoit pas forcément leur coût. Ces frais ont également pour vocation de rémunérer à la fois l'assureur et l'intermédiaire indirect qui a distribué le contrat.

 

Cela nous amène à évoquer rapidement l'allocation des fonds présents sur un contrat d'assurance vie ou un PER, ainsi que le "combat" entre la gestion active et la gestion passive. Comme nous l'avons mentionné précédemment, les unités de compte sont les plus rémunératrices pour l'assureur et le distributeur. Cependant, ce sont également les solutions de placement les plus chargées en frais (par l'assureur et par la société de gestion, parfois également par l'intermédiaire s'il est un conseiller en investissement financier et propose un mandat de gestion, ce qui nous amène à trois niveaux de frais). Bien que cela soit généralement accepté, car les unités de compte génèrent normalement un rendement supérieur aux fonds euros, il existe d'autres supports d'unités de compte qui ne sont pas "gérés" et qui proposent donc des frais de gestion quatre à cinq fois moins élevés que les fonds traditionnels. Ce sont les ETF.

 

Ces derniers ne sont pas mis en avant par les assureurs ou les courtiers en assurance, car ils génèrent moins (voire pas du tout) de rémunération. Ces dernières années, certains courtiers en assurance et CIF en ont profité pour proposer des allocations plus performantes en ETF. Ils compensent leur rémunération moindre par des frais de mandat de gestion de portefeuille. L'objectif est que leurs contrats soient plus performants que ceux proposés traditionnellement, avec des unités de compte chargées en frais.

 

Si vous vous intéressez un peu à ces sujets, seuls les frais de gestion de l'assureur sont incompressibles. Aujourd'hui, grâce à des courtiers en ligne proposant des contrats de divers assureurs avec des frais réduits, vous pouvez constituer votre propre portefeuille en ETF, par exemple, limitant les frais d'intermédiation et de gestion de portefeuille.

Ces autres articles pourraient vous intéresser :

Les frais d'intermédiation directs
Les frais des agents immobiliers

S'agissant des agents immobiliers, les frais sont assez simples puisqu'ils dépendent des transactions réalisées. Il s'agit des fameux frais d'agence (d'où le terme FAI lorsque l'on consulte une annonce de bien immobilier mis en vente par un professionnel). 

Les frais d'intermédiation directs
Les frais des établissements de crédit

Les établissements de crédit (qui la majeure partie du temps sont les banques) appliquent un certain nombre de frais lors de la mise en place et de la gestion des crédits qu'ils octroient.

Les frais d'intermédiation directs
Les frais des plateformes de Crowdfunding

Globalement, les plateformes de crowdfunding ne facturent que peu de frais aux investisseurs. La majeure partie de leur rémunération est payée par les porteurs de projets à qui elles permettent de lever des fonds.

Les frais d'intermédiation directs
Les frais des sociétés de gestion de portefeuille (SGP)

Les sociétés de gestion de portefeuille gèrent de manière mutualisée l'épargne de leurs investisseurs au travers des fonds d'investissement. Leur travail n'est pas rémunéré directement par des honoraires, mais indirectement par la gestion de l'argent de leurs investisseurs.

Les frais d'intermédiation directs
Les frais des courtiers en bourse

Les courtiers en bourse perçoivent différents types de frais. Mais pour commencer, précisons que le courtier en bourse peut très bien être votre banque. La banque endosse souvent d'autres rôles que les activités dont elles ont le monopole (comptes chèques, livrets et, dans une certaine mesure, les crédits). C'est le cas des placements en bourse, puisqu'elles proposent des comptes-titres et des PEA.

Les frais d'intermédiation directs
Les frais bancaires

Les frais bancaires sont séparés en deux types de frais :

Les frais d'intermédiation directs
Les frais des assureurs

Les assureurs gèrent deux grands types de contrats et les frais qu'ils perçoivent varient en fonction de l'activité exercée.

Vous souhaitez aller plus loin ?

Retrouvez nos questionnaires de connaissance ou démmarez un MOOC